L’éducation au-delà des livres et des salles de classes

Rupa Suresh

L’éducation au-delà des livres et des salles de classes

L’éducation au-delà des livres et des salles de classes

J’ai étudié les droits de l’homme dans le cadre de mes cours de master mais je trouve cela frustrant de suivre des cours qui traitent des violations des droits de l’hommes et des problèmes liés à la migration et de n’avoir d’expérience concrète dans aucun de ces sujets. Pour d’une part m’enlever cette frustration et développer ma propre expérience tout en espérant pouvoir faire quelque chose de positif pour quelqu’un d’autre, j’ai décidé de devenir bénévole pour SB OverSeas au Liban. Je dois avouer que mon expérience a été vraiment différente de ce à quoi je m’attendais.

“Je travaille avec des enfants réfugiés syriens dans des centres d’éducation informelle pour leur faire rattraper les années d’éducation que certains ont raté. Je veux éviter à une “génération perdue” d’exister et c’est l’objectif de cette organisation: d’utiliser l’éducation comme moyen d’autonomiser ceux qui viennent dans nos centres”.

C’est généralement comme cela que j’explique mon expérience de bénévolat à mes amis et à ma famille. Cela donne un bon aperçu de mon expérience qui a une place importante dans mon coeur, néanmoins, rien ne semble être aussi éloigné de la réalité. Evidemment, nous surmontons beaucoup de défis, mais je ne suis pas arrivé dans un endroit dépourvu de compassion et de joie, où l’on avait besoin de moi pour illuminer la vie des autres. Je suis arrivé dans cet endroit pour recevoir cette lumière et cette joie des enfants, à qui j’ai eu plaisir à enseigner et surtout, et c’est sûrement ça le plus important, avec qui j’ai pu briser les barrières. Pour vous donner un exemple:

J’ai réalisé des outils en forme de pieuvre avec ma classe de maternelles, puisqu’ils apprennent la lettre O.  Notre objectif avec SB est d’éduquer. L’éducation n’est pas restreinte à l’académique et nous encourageons les enfants à être aussi créatifs que possible. Je me suis retrouvé en plein milieu d’un problème qui était en fait prévisible: la barrière de la langue. Les jeunes enfants voulaient différents visages pour la pieuvre mais n’avaient pas le vocabulaire en anglais pour me l’expliquer. Je n’avais pas non plus le vocabulaire arabe pour comprendre ce qu’ils me disaient. Alors voilà la solution que nous avons trouvée:

C’est simple mais cela renforce une leçon que j’ai apprise lors de mon séjour là-bas: aucune barrière n’est trop difficile à franchir si nous travaillons ensemble pour y faire face. C’est quelque chose dont je me rappellerai à l’avenir et j’espère que je peux montrer aux autre que oui, c’est toujours possible. Je pensais que le “Give Hope” de SB était uniquement valable pour ceux avec qui nous travaillions, mais en faisant du bénévolat, je me suis rendu compte que c’était aussi bien pour ceux qui donnaient que ceux qui recevaient.

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