Mon séjour aux centres de SB OverSeas au Liban

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Mon séjour aux centres de SB OverSeas au Liban

Mon séjour aux centres de SB OverSeas au Liban

Ecrit par Emilie Le Barbanchon, stagiaire chez SB OverSeas
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Je m’appelle Emilie Le Barbanchon, j’ai 22 ans et j’étudie les Affaires Européennes à l’université de la Sorbonne en France. Depuis le mois d’avril, je suis stagiaire en recherche et en développement au siège de SB OverSeas à Bruxelles. Dans le cadre de mon master, j’ai l’opportunité d’écrire un mémoire en plus de mon stage. Après quelques semaines de travail pour SB, j’ai décidé d’écrire sur le thème du mariage des mineures réfugiées syriennes au Liban, tout d’abord parce que c’est un sujet qui m’intéresse beaucoup, mais également parce que SB travaille pour mettre fin à cette pratique. Cela représentait donc l’opportunité d’avoir accès à des sources d’informations sûres sur le sujet. Durant ces deux derniers mois, j’ai commencé à faire mes recherches à Bruxelles, mais j’ai réalisé que le sujet sur lequel j’écrivais était une question sensible et que me rendre sur le terrain serait une bonne chose pour me rendre compte des conditions de vie de ces filles et de rencontrer des personnes qualifiées qui pourraient répondre à mes questions. Nous sommes aujourd’hui le 17 juillet, et après une courte semaine au Liban, il est déjà temps pour moi de rentrer. Mais je ne repars pas chez moi les mains vides, et voilà pourquoi :
 
Tout d’abord, j’ai eu l’opportunité d’aller dans notre centre de Sidon pendant mes deux premiers jours. J’ai enfin rencontré notre équipe qui travaille sur le terrain, après avoir tellement entendu parler d’eux en Belgique. En me rendant dans le centre, j’ai pu me rendre compte des conditions de vie difficiles des enfants et des femmes qui suivent nos cours, puisque notre école se situe dans le foyer où ils vivent. J’ai pu aussi assister à des cours de mathématiques et d’arabe pour les enfants et les filles les plus vulnérables. J’ai également assisté au programme d’autonomisation que nous organisons pour les femmes. Enfin, j’ai pu réaliser 3 interviews dans le centre : une de Kevin, le chef de projets, une d’Eman, la psychologue du centre, et une d’une personne travaillant pour le Ministère des Affaires Sociales du Liban. Tous m’ont beaucoup appris à propos de leur travail ici et m’ont aidé à avancer dans mes recherches.
 
Après deux jours passés à Sidon, je suis retournée à Beyrouth. Samedi matin, toute l’équipe de Beyrouth s’est retrouvée dans le centre Bukra Ahla pour distribuer les habits que nous avions collecté dans le cadre de notre campagne « 25 tonnes d’espoir ». Quatre de nos étudiants nous ont accompagné, deux collègues et moi, pour rendre visite à leur famille dans le camp de réfugiés de Chatila, afin que nous puissions leur donner des habits que nous avions collectés. J’ai passé un moment incroyable, surtout parce que les familles avaient beaucoup de choses à nous raconter et parce qu’elles nous chaleureusement accueillis lorsque nous sommes arrivés. C’est encore plus incroyable lorsque l’on voit les conditions dans lesquelles elles vivent et tout ce qu’elles ont vécu depuis le début de la guerre. Nous avons rendu visite à 4 familles et nous avons passé plus de 20 minutes avec la dernière famille à parler avec la mère. Je ne pouvais pas m’arrêter de l’écouter me raconter son histoire.
 
J’ai passé la fin de mon séjour au centre Bukra Ahla à Beyrouth. Là-bas, j’ai pu assister à des leçons, surtout celles d’anglais avec les bénévoles. L’atmosphère dans le centre est vraiment différente de celle de Sidon, il était donc très intéressant de voir les deux approches que nous avons dans notre méthode éducative, puisque les besoins dans les deux centres ne sont vraiment pas les mêmes. J’ai également pu interviewer Ghada, qui est en charge de l’inscription des enfants et des femmes dans le centre de Beyrouth. Cela m’a beaucoup aidé pour ma recherche.
 
Une chose est sûre : j’aurais vraiment voulu rester plus longtemps au Liban. J’ai passé un séjour incroyable, parce que tout le monde a été très accueillant : les bénévoles, l’équipe et les réfugiés. La culture du Liban est unique, la nourriture est délicieuse et les gens sont bienveillants. Je retourne en Europe dans les réponses aux questions que j’avais concernant le mariage des mineures syriennes au Liban et je repars avec la certitude que SB fait un excellent travail dans ses centres. Je pense que je réaliserai un travail plus productif et qualitatif au siège maintenant que j’ai pu avoir un aperçu de la situation sur le terrain. Je pense que cela aura des répercussions positives sur mon mémoire également. Un grand merci à toutes les personnes incroyables qui travaillent sur le terrain qui ont rendu mon séjour unique.

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